QUEBEC

Province : Québec (Canada). La ville de Québec est la capitale de la province du même nom, située à l'est du Canada. Notez que l'on utilise les expressions "à Québec" et "de Québec" pour parler de la ville, et "au Québec" ou "du Québec" pour parler de la province.
Population : 520.000 habitants (majoritairement francophones) et plus de 750.000 habitants avec l'agglomération, ce qui représente 9,4% de la population du Québec.

La ville de Québec a officiellement été fondée par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608. Son quartier historique, le Vieux-Québec, est classé au patrimoine mondial par l’UNESCO depuis 1985 (ce qui fait de Québec la première ville nord-américaine à avoir été inscrite sur la prestigieuse liste de l’UNESCO). Les fortifications qui l’entourent subsistent toujours, et font de Québec la seule ville fortifiée d’Amérique du Nord. Malgré ses remparts qui regroupent de nombreux bastions, portes et ouvrages défensifs, les forces britanniques s’emparèrent de la ville au cours de la bataille des plaines d’Abraham. Pourtant, la colonie française réussira à protéger son identité culturelle.

Vue générale de Québec
Québec est située sur les rives du fleuve Saint-Laurent. C'est le resserrement du fleuve, entre les villes de Québec et de Lévis (sur la rive opposée), qui aurait donné le nom à la ville. "Kebec" est en effet un mot algonquin signifiant "là où le fleuve se rétrécit".
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Le Cap Diamant
La Haute-Ville de Québec est perchée sur un promontoire haut de plus de 98 mètres, le cap Diamant, qui surplombe le fleuve Saint-Laurent. Lors de son troisième voyage, Jacques Cartier donna à cette formation rocheuse le nom de "Cap aux Diamants", croyant avoir découvert des diamants dans les falaises. Mais ce qu'il avait pris pour des pierres précieuses n’était en fait que du quartz. Le cap Diamant deviendra néanmoins le site de la future ville de Québec, lorsque Samuel de Champlain établit à son pied, en 1608, un comptoir de traite des fourrures et des bâtiments fortifiés. Cette bande de terre, coincée entre la falaise et le fleuve, est aujourd'hui connu sous le nom de Basse-Ville. Il est recommandé d’effectuer l'aller-retour sur le traversier effectuant la liaison Basse-Ville - île d'Orléans afin de profiter de ce point de vue sur Québec. Le port de Québec est l'un des plus importants du Canada, pour ses nombreuses croisières qui y accostent et le transport de marchandises.
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A VOIR DANS LA VILLE

LA HAUTE VILLE

-  A L'INTERIEUR DES REMPARTS  -

Choisie en 1620 par Champlain pour installer le fort Saint-Louis, la Haute-Ville est à l'époque occupée par les militaires, les fonctionnaires et les membres du clergé alors que la Basse-Ville se peuple de commerçants et d'artisans. La plupart des bâtiments du quartier datent du dix-neuvième siècle. La construction de certains remonte même aux dix-septième et dix-huitième siècles.

La porte Saint-Louis
La porte Saint-Louis, construite en 1878, est une des monumentales portes permettant d'entrer dans la ville fortifiée. Sur les côtés des différentes portes, des escaliers permettent de monter sur les remparts, où sont disposés des panneaux d’interprétation relatant l’histoire des fortifications. On y apprend que l’origine de ces murs remonte à une première enceinte faite de terre et de pieux, fut érigée sur la face ouest de Québec en 1693. Suffisant à l'époque pour repousser les attaques des Iroquois, ce mur primitif fut plus tard remplacé par une enceinte de pierres au moment où s’annoncent de nouveaux conflits entre la France et l’Angleterre. Les travaux débutèrent en 1745, mais n'étaient toujours pas terminés au moment de la prise de Québec en 1759 par les troupes britanniques. Ce sont eux qui achèveront l’ouvrage à la fin du dix-huitième siècle. La préservation de la majorité des fortifications de la ville de Québec (qui était une ville murée) est due à l'intervention de Lord Dufferin, gouverneur général du Canada de 1872 à 1878. Il s’opposa aux marchands de Québec qui réclamait la démolition des fortifications entourant la ville et proposa un projet d’embellissement les mettant en valeur tout en facilitant la circulation.
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Le Musée du Fort
Situé non loin du Château Frontenac (voir ci-dessous), à côté du centre d'informations touristiques), le Musée du Fort recrée, par des effets de son et de lumière autour d’une maquette représentant la ville vers 1750, les six sièges de Québec, de la prise de la ville par les frères Kirke, en 1629, en passant par la tristement célèbre bataille des plaines d’Abraham de 1759, jusqu’à l’invasion américaine de 1775. Les spectacles sont proposés aux heures en anglais, et aux 30 minutes de chaque heure en français. L'accès est payant ($8 par adulte tarif 2014).
Pour en savoir plus : http://www.museedufort.com (en français).
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La maison François-Jacquet-Dit-Langevin
Cette demeure d'inspiration française, reconnaissable à son toit rouge et à ses murs revêtus de crépi blanc, est une des plus anciennes maisons de la Haute-Ville. Classée en 1957, elle est la seule du Vieux-Québec à avoir conservé son apparence du dix-septième siècle. Son nom lui vient de ce qu’elle a été érigée sur un terrain ayant auparavant appartenu à François Jacquet. La maison François-Jacquet-Dit-Langevin est composée de deux corps de logis contigus. Le premier, érigé en 1675 et reconstruit vers 1690, comporte un rez-de-chaussée coiffé d'un toit pentu recouvrant une petite surface habitable sous des plafonds très bas. Une annexe en pierre bâtie en 1795 s'élève en retour d'équerre à l'arrière. Le second, à deux étages et demi, a été édifié entre 1818 et 1820 et modifié en 1898. Il présente une façade plus avancée et la pente de son toit est moins prononcée. Située au 34, rue St-Louis (une des plus un des plus anciennes rues de la Haute-Ville), non loin du château Frontenac, elle abrite depuis 1996 un restaurant.
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L'Hôtel de Ville de Québec
C'est dans cet édifice en pierres, construit en 1895 et inauguré le 15 septembre 1896, que siège le Conseil municipal de Québec. Synthèse de plusieurs projets issus d'un concours d'architecture, le bâtiment en forme de "H" comporte différentes hauteurs, des tours et des toits à forte pente. Il a été désigné lieu historique national du Canada en 1984.
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L'Hôtel du Parlement
Situé au cœur de la colline parlementaire de Québec, l'hôtel du Parlement du Québec abrite l'Assemblée Nationale du Québec. Cet imposant édifice, dont les quatre ailes forment un carré d'environ cent mètres de côté, fut construit entre 1877 et 1886. Son architecture, quasi unique en Amérique du Nord, s'inspire du style Second Empire, avec des toits à mansardes et des statues retraçant l'histoire du Québec sur toute la façade. Les armoiries du Québec sont gravées dans la pierre juste au-dessus de la porte centrale avec la devise de la Province : "Je me souviens". L'intérieur du bâtiment, principalement fait de bois, de dorures et de marbres, s'articule autour d'un escalier monumental et des deux chambres d'assemblée : celle de l'Assemblée nationale (où siègent les députés du Québec) et celle du Conseil Législatif (aboli en 1968, et où se tiennent depuis les séances des commissions parlementaires).
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Le château Frontenac
Symbole de la capitale du Québec, le Château Frontenac est l'hôtel le plus photographié au monde. Il est le premier d'une longue série de prestigieux hôtels (réputés pour le confort, leur élégance, et installés dans des cadres spectaculaires) construits par les compagnies ferroviaires canadiennes à la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècle afin de populariser les voyages par train. Commandé par la société de chemin de fer Canadian Pacific Railway, il fut nommé ainsi en l'honneur de l’un des plus célèbres gouverneurs de la Nouvelle-France, Louis de Buade, comte de Frontenac (1622-1698). Sa construction se fit par étapes, et commença en 1892. La première aile, donnant sur la terrasse Dufferin et nommée Riverview ("vue sur le fleuve") fut inaugurée en 1893 et son succès fut immédiat. L'aile Citadelle fut ajoutée en 1899, et l'aile Mont-Carmel en 1908-1909. L'hôtel est à nouveau agrandi en 1919. L'aile Saint-Louis et la tour centrale furent ajoutées entre 1920 et 1924, et l'aile Claude-Pratte inaugurée en juin 1993. Le château Frontenac est construit en pierres de taille grises et en briques oranges, cachant une ossature d'acier. Plusieurs de ses éléments sont typiques du style "château", comme la toiture à forte pente (rénovée en 2012, celle-ci arbore aujourd'hui une couleur marron, et ce n'est que dans quelques dizaines d'années qu'elle reprendra la couleur verte de la photo ci-contre), les tours massives, les tourelles, les pignons, les lucarnes ainsi que les hautes cheminées. Comme la Citadelle (voir ci-dessous), le Château Frontenac fut le théâtre d'événements important, comme les Conférences de Québec de 1943 et 1944, où le président américain Roosevelt, le premier ministre britannique Winston Churchill et son homologue canadien Mackenzie King discutèrent stratégie concernant la Seconde Guerre mondiale. Il a été désigné lieu historique national du Canada en 1981. Les visites du château sont animées par des personnages en habits d’époque.
Pour en savoir plus : http://www.tourschateau.ca (en français).
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La terrasse Dufferin et la Promenade des Gouverneurs
Cette large promenade qui domine le fleuve Saint-Laurent (offrant au passage une superbe vue sur l’île d’Orléans) est l’un des principaux attraits de la ville. Créée en 1879 (à l’initiative de Lord Dufferin, alors gouverneur général du Canada) et entièrement refaite en 2010, elle relie le château Frontenac à la citadelle de Québec. Le dessin des kiosques et des lampadaires de fonte s’inspire du mobilier urbain installé à Paris sous Napoléon III. Au nord de la terrasse, un escalier conduit au quartier de Place-Royale (voir plus bas "La Basse-Ville"), et au sud, un autre escalier photo mène à la promenade des Gouverneurs qui longe la Citadelle (voir ci-dessous) et se prolonge jusqu'aux Plaines d'Abraham. Cette promenade offre des points de vue photo absolument uniques. Construite à même la falaise, elle est constituée de 308 marches et la longueur du trajet est de 655 mètres. L'hiver une descente de luge photo y est installée.
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La Citadelle et le Musée Royal 22ème Régiment
Située au sein des fortifications du Vieux Québec, au sommet du Cap Diamant, la Citadelle de Québec est la plus importante forteresse britannique du Canada. Les fortifications que l'on peut voir de nos jours furent construites entre 1820 et 1831, durant la période coloniale britannique, afin de protéger la ville de Québec contre une nouvelle invasion américaine à la suite des guerres de 1775-1776 et de 1812. Sa forme en étoile s’inspire des principes élaborés par l'ingénieur français Vauban au dix-septième siècle, lesquels convenaient parfaitement au site de Québec. Occupant une surface de 2,3 km², la Citadelle est un polygone irrégulier à quatre façades, dont chaque angle constitue un bastion doté de lourdes pièces d'artillerie, permettant à la fois la défense du fleuve et celle des terres alentours (en plus des trois forts construits sur les hauteurs de la Pointe-Lévis, de l'autre côté du Saint-Laurent, entre 1865 et 1871). L’ouvrage était dit imprenable et donna à Québec le surnom de "Gibraltar d'Amérique". De fait, les américains n'ont jamais attaqué après la construction de la Citadelle, qui n'a d'ailleurs jamais eu à essuyer un seul tir de canon. Les travaux à l'intérieur de la Citadelle se terminèrent en 1851. La majorité des 25 bâtiments de la Citadelle, tous équipés de meurtrières, ont donc été érigés par les Britanniques. Seuls deux d'entre eux sont plus anciens et datent du régime français. Il s’agit de la "redoute" (un emplacement fortifié défensif à l’extérieur d’un fort plus grand) du Cap-Diamant, située dans le bastion du Roy, et de la poudrière localisée dans le bastion du Prince de Galles, respectivement construits en 1693 et 1750. Conçue également pour servir de caserne et de dépôt d'armes, la Citadelle pouvait accueillir entre 1000 et 1500 militaires avec leurs équipements. L'amélioration des relations avec les Etats-Unis, amena la Grande-Bretagne à diminuer ses efforts pour la défense du Canada. La garnison britannique quitta progressivement Québec à partir de 1871. Depuis 1920, la Citadelle est le quartier général du Royal 22ème Régiment de l’Armée canadienne, qui s’est distingué par sa bravoure au cours de la Seconde Guerre mondiale. En tant que garnison militaire active, le Régiment perpétue les traditions militaires comme la relève de la garde (cette cérémonie rassemble les gardes en rouge - accompagnés de leur mascotte, le bouc Batisse - et la musique du Royal 22ème Régiment sur le terrain de parade tous les jours à 10h, de la fin de juin à début septembre, sauf en cas de pluie), le tir de canon de midi, ou encore la cérémonie de la retraite (30 minutes, horaires variables) qui marque la fin de la journée de service. Les gardes se rassemblent alors sur le terrain de parade, puis les drapeaux sont abaissés au son des coups de fusils et de l'hymne national du Canada.
Des visites commentées de l'ensemble des installations (comptez 2 à 3 heures si vous voulez la visiter entièrement) sont organisées par le Musée Royal 22ème Régiment (entrée : $16 par adulte tarif 2014 - tarifs pour les familles, enfants, étudiants et séniors - incluant la visite guidée de la Citadelle et en été, la relève de la garde). Le musée s'est agrandi en 2014 à l'occasion du 100ème anniversaire de sa création et occupe aujourd'hui, en plus de l'ancienne poudrière et de la prison militaire, la casemate Est (avec, depuis le 29 mai 2014, une nouvelle exposition permanente "Je me souviens" qui retrace l’histoire de la forteresse et celle du Royal 22ème Régiment). On peut également y voir des dioramas reconstituant des batailles historiques (bataille des Plaines d'Abraham, siège de Québec en 1690, ...), d'autres expositions permanentes ou temporaires, ainsi qu'une intéressante collection d’armes, d’uniformes, de décorations et de documents couvrant plus de 300 ans de vie militaire dans la ville de Québec. La Citadelle de Québec a vu en ses murs se dérouler des événements historiques majeurs, telles les conférences de Québec de 1943 et 1944, où se sont prises des décisions sur les stratégies militaires des forces alliées pour la guerre en Europe. Elle est reconnue comme lieu historique national du Canada et abrite l'une des résidences officielles du Gouverneur général du Canada (sa résidence principale est à Ottawa) qui, par tradition, y réside quelques semaines durant l'année.
Pour en savoir plus : http://www.lacitadelle.qc.ca (en français).
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-  A L'EXTERIEUR DES REMPARTS  -

Les plaines d'Abraham
Ce plateau de 108 hectares, composé de vallons et de petits bois, est un parc urbain situé dans le prolongement de la Citadelle, mais à l'extérieur des fortifications du Vieux-Québec. Il fut cédé par la ville en 1908 à la nouvelle Commission des champs de bataille nationaux, qui en fit un site historique. C'est en effet ici qu'eut lieu le 13 septembre 1759 (au cours de la guerre de Sept Ans) la bataille des plaines d'Abraham, qui se termina par la capitulation de Québec au profit des Britanniques. Son nom provient du prénom d'Abraham Martin, dit l'écossais (1589-1664), pêcheur et pilote sur le fleuve, qui faisait paître les bêtes dont il était propriétaire sur des terres à proximité du territoire de l'actuel parc. Aujourd'hui, les plaines d'Abraham reçoivent près de quatre millions de visiteurs et de touristes chaque année, pour des activités sportives, de détente, des concerts ou des festivals, notamment durant les célébrations de la fête nationale, du carnaval, ou encore du Festival d'été de Québec (où se sont produit de nombreuses personnalités comme Van Halen, Scorpions, Elton John, Charles Aznavour, Johnny Hallyday, Aerosmith, et plus récemment Madonna. Le 20 juillet 2008, pour les 400 ans de la création de Québec, un concert gratuit (avec en tête d'affiche Paul McCartney et Céline Dion) fut donné devant plus de 260.000 personnes.
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L'Observatoire de la Capitale
Longtemps utilisé comme lieu d’exposition temporaire, le 31ème étage de l’édifice Marie-Guyart (situé au nord des plaines d'Abraham, non loin du Vieux-Quebec) accueille depuis 1998 l’Observatoire de la Capitale. A 221 mètres d'altitude (le plus haut point de la ville), les grandes baies vitrées de l’Observatoire offrent un panorama à 360° photo sur la ville de Québec et ses environs. Des équipements multimédias et interactifs (bornes à écran tactile, cocons d’immersion sonore, images en 3D, ...) permettent de découvrir Québec et son passé. L'accès à l'observatoire est payant ($10,25 par adulte tarif 2014).
Pour en savoir plus : http://www.observatoire-capitale.com.
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LA BASSE VILLE

-  LE QUARTIER DU PETIT-CHAMPLAIN  -

Situé au pied du Cap Diamant, le très populaire quartier historique du Petit-Champlain est un secteur de la Basse-Ville du Vieux-Québec. Il a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1985. En 1608, Samuel de Champlain y fit construire une habitation.

Funiculaire reliant la terrasse Dufferin au quartier du Petit-Champlin
Ce funiculaire (payant) relie la terrasse Dufferin (voir ci-dessus) au quartier du Petit-Champlin, évitant ainsi de prendre l’escalier et de faire le détour par la côte de la Montagne. Il fut exploité dès novembre 1879 afin de faciliter les déplacements entre la Haute-Ville et la Basse-Ville. Au départ, le funiculaire fonctionnait à l’eau, laquelle se transvidait d’un réservoir à l’autre. Il fut converti à l’électricité en 1906, en même temps qu’on illumina la terrasse Dufferin.
Pour en savoir plus : http://www.funiculaire-quebec.com (en français).
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L'escalier casse-cou
Tout comme le funiculaire, cet escalier relie la Basse-Ville et la Haute-Ville. Il se trouve sur la droite lorsqu'on descend la côte de la Montagne. Il existe depuis 1682 (il s'appelait à l'époque "escalier Champlin", ou encore "escalier de la Basse-Ville") mais, jusqu’au début du vingtième siècle, il était fait de planches de bois qu’il fallait régulièrement réparer ou remplacer. C'est au milieu du dix-neuvième siècle que les anglophones le baptisèrent Break Neck Steps ("marches brise-cou"). Aujourd'hui, il est au programme du "Défi des escaliers de Québec" qui a lieu chaque année, et qui consiste à effectuer la montée et la descente d'une trentaine d'escaliers extérieurs de la ville. Certains commerces sont installés au niveau de ses différents paliers.
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La rue du Petit-Champlain
Située au pied de l’escalier casse-cou, cette étroite rue piétonne comporte de jolies boutiques et d’agréables cafés installés dans des maisons des dix-septième et dix-huitième siècles. Elle était autrefois habitée par des Irlandais travaillant au port. Certains bâtiments, au pied de la falaise, ont été détruits par des éboulis, avant qu'elle ne soit stabilisée au 19ème siècle. Il reste néanmoins de très anciennes demeures, dont la maison Louis-Jolliet, qui est une des plus anciennes de Québec. Elle fut construite en 1683, un an après le grand incendie qui détruisit la Basse-Ville, et qui incita les autorités à imposer la pierre comme matériau pour rebâtir. La maison fut habitée par Louis Jolliet (1645-1700) qui découvrit le Mississippi et explora la baie d’Hudson. L’intérieur du bâtiment a été complètement remanié, et l'on y trouve maintenant l’entrée inférieure du funiculaire. A l'intersection entre la rue du Petit-Champlain et du boulevard Champlain, on peut voir sur la façade de la dernière maison de la rue (au 102) une fresque photo multicolore très détaillée. Sur une surface de 100m², quelques 35 personnages (connus ou anonymes) ayant façonné l’histoire du Québec, et plus particulièrement celle de la ville, sont mis en scène, faisant revivre des lieux et évènements de leur vie quotidienne (la vie du quartier, les bombardements de 1759, les incendies, ...).
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La Place Royale
Surnommée "le berceau de la civilisation française en Amérique", ce lieu est lourd de symboles car il s'étend à l'emplacement (classé en 2008) où Samuel de Champlain lance la construction d'un poste fortifié en 1608. C'est la première habitation de Québec. Le poste se développe rapidement au cours du 17ème siècle pour former ce qu'on appelle aujourd'hui la Basse-Ville. Les bâtiments qui sont alors édifiés servent notamment au commerce de la fourrure avec les Amérindiens, qui occupaient épisodiquement les lieux pour pêcher et échanger leurs produits. Après l'incendie de 1682, les bâtiments sont reconstruits en pierre. Un buste de Louis XIV est érigé en 1686 (à gauche de la photo) sur une place qui prend alors son nom de place Royale. Cette place ne tarde pas à devenir un important centre de commerce en Nouvelle-France. C'est de ses bâtiments que partent les produits à destination de l'Europe, et c'est ici que sont débarqués les produits importés du Vieux Continent. En 1759, l'armée anglaise détruit une grande partie de la ville, laissant la place Royale en ruine. Les Anglais, désormais maîtres des lieux, remettent en état la place et développent son activité. Au 19ème siècle, avec l'essor du port de Montréal, la place Royale perd son rôle de plaque tournante du commerce. Le quartier est progressivement abandonné, jusqu'à ce que le gouvernement du Québec décide de le réhabiliter en 1967. Une partie des opérations consista à démolir les structures ajoutées aux 19ème et 20ème siècles en vue de redonner aux bâtiments leur apparence d'origine. Par extension, le nom "Place-Royale" est donné au secteur qui entoure la place Royale, et qui est délimité par la rue Saint-Pierre, la côte de la Montagne et la rue du Petit-Champlain. On y trouve aujourd’hui la plus importante concentration de bâtiments des 17ème et 18ème siècles en Amérique du Nord. Parmi les édifices historiques, on trouve - photo ci-contre - l’église Notre-Dame-des-Victoires (la plus vieille église en pierre au nord du Mexique, construite entre 1687 et 1690 sur une partie des fondations de la 2ème habitation de Champlain), la maison Fornel (une demeure classée du dix-huitième siècle reconstruite en 1962) ou encore la Maison Chevalier (une autre maison historique classée et accessible au public).
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-  LA PROMENADE SAMUEL-DE-CHAMPLAIN  -

La promenade Samuel De Champlain est un grand parc (200.000 m²) aménagé le long du fleuve Saint-Laurent. Elle est située dans l’arrondissement Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, et doit son nom à Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec.
L'annonce du projet de la Promenade Samuel de Champlain est effectuée le 26 juin 2002. Le projet initial s'étend sur 12 kilomètres, de la rivière Montmorency au nord à la rivière du Cap-Rouge au sud, et la durée des travaux est estimée à 10 ans. Le projet est confirmé le 3 mai 2005, avec une longueur réduite à 2,5 km pour la première phase. Le chantier, qui débute le 12 juin 2006, a pour objectif de réhabiliter l'un des secteurs les plus dégradés des berges du fleuve (qui a accueilli chantiers navals et réservoirs d'hydrocarbures), tout en intégrant le boulevard Champlain (déjà existant) dans un parc linéaire. Projet réussi, puisque le tracé sinueux et les stationnements en bordure de la route permettent d’inhiber le caractère routier du boulevard. Par ailleurs, les jardins, œuvres d’art, terrains de sport et descentes à l’eau permettent aux visiteurs d’y pratiquer des activités variées (vélo, roller, soccer, marche, kayak, pique-nique, ...).

L’inauguration officielle de la promenade Samuel-De Champlain a eu lieu le 24 juin 2008, jour de la fête nationale du Québec, et année du 400ème anniversaire de la ville. La première phase du projet - terminée - comporte trois stations, conçues comme des entités ayant chacune une vocation propre : la station des Quais, la station des Sports, et la station des Cageux. Un sentier piétonnier serpente en bordure immédiate du fleuve, reliant l’une à l’autre les différentes stations.
Le sentier des Grèves constitue la phase 2 (encore en cours à ce jour) de la promenade Samuel-De Champlain qu'il prolonge vers l'ouest, jusqu'au parc de la Plage-Jacques-Cartier.
Enfin, la phase 3 de la promenade (la station du Foulon) prolongera la promenade vers l'est, depuis la côte de Sillery jusqu'à la côte Gilmour. Le plan concept de la 3ème phase a été présenté en mars 2012.
Pour en savoir plus : http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/promenade-samuel-champlain/ (en français).

La station des quais avec en arrière-plan la promenade Samuel de Champlain
A l’extrémité est de la promenade, la station des Quais regroupe quatre jardins thématiques perpendiculaires au fleuve : le Quai-des-Brumes, le Quai-des-Flots, le Quai-des-Hommes et le Quai-des-Vents. Ils rappellent la présence des anciens quais de l’âge d’or du bois et de la construction navale (les traces laissées par les quais du 19ème siècle sont d'ailleurs encore visibles au niveau du fleuve à marée basse). La station des Quais s’incline légèrement vers le Saint-Laurent et les aménagements très contemporains façonnés par l'homme laissent place en allant vers le fleuve à des éléments plus naturels, comme les galets et le sable. Au Quai-des-Brumes photo, de gros blocs en granit émergent du sol en galets, rappelant les rochers déposés par les glaciers. Ponctuellement, des nappes de brume sont diffusées pour évoquer le brouillard qui recouvre parfois le Saint-Laurent. Le Quai-des-Flots photo incarne la vitalité du fleuve en toutes saisons. Les 83 jets répartis en 5 murs d’eau surgissent successivement du sol, à l’image du ressac, et des radeaux de bois semblent flotter sur le granit mouillé. Quant au Quai-des-Hommes photo, il s’inspire de l’activité humaine qui a stimulé le quartier à l’époque du commerce du bois. Au contact de la lumière, un mur de béton photogravé révèle deux paysages du 19ème siècle. Dans son prolongement, un long trottoir en bois, dont l’extrémité part à la verticale au niveau du fleuve, même au Saint-Laurent, accessible par quelques marches. Enfin, le Quai-des-Vents photo illustre la présence constante de cet élément aux abords du fleuve. Des strates de pierre, s’inspirant des formations géologiques, épousent le relief. De grands mâts rappellent l’envol des oies blanches en migration. C'est un lieu de rassemblements familiaux, d'évènements artistiques et d'inaugurations officielles. Entre ces quais-jardins, douze zones verdoyantes accueillent d'énormes sculptures contemporaines.
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La station des sports
Au centre de la promenade sont rassemblés de grands espaces ouverts pour la pratique du sport, avec des sentiers qui parcourent la côte réhabilitée. Deux terrains de football américain et une aire de jeux gazonnée polyvalente ont pris la place des anciens réservoirs d’essence. Le chemin piétonnier (en béton blanc) et la piste cyclable (grise) permettent de relier toutes les zones de la promenade.
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La station des Cageux
Le terme "cageux" fait référence aux cages (assemblage de radeaux de bois) qui, au 19ème siècle, servaient à acheminer le bois par flottaison depuis l’Ontario jusqu’ici. La station est nommée d’après le surnom donné aux conducteurs de ces cages. Vaste lieu de rassemblement populaire, ce secteur gravite autour du quai des Cageux, un ancien quai industriel réhabilité. Directement lié à l’histoire du site, le bois a naturellement été choisi pour la construction des bâtiments, dont le style, bien que moderne, s’inspire des chantiers navals de l’époque. Une tour d’observation photo de 5 étages culminant à 25 mètres et dont le sommet rappelle le signal d’un phare offre une belle vue sur les alentours (et notamment le pont de Québec) à travers une grande baie vitrée. On trouve également sur le site un marais de 280 mètres de long qui recrée un écosystème typique des berges du Saint-Laurent. Depuis la station des Cageux, un escalier permet de monter au boisé de Tequenonday qui renferme des vestiges archéologiques amérindiens vieux de 3000 à 6000 ans avant notre ère, et des arbres centenaires dont de grands pins blancs de près de 30 mètres de haut. Un petit belvédère photo offre une belle vue sur le fleuve et la rive sud.
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Le sentier des grèves
D'une longueur de 3,1 kilomètres, le sentier des Grèves est un chemin piétonnier qui doit prolonger la promenade vers l'ouest en longeant le fleuve ou en surplombant la falaise. Le projet est réalisé en deux temps. L'inauguration officielle d'un premier tronçon a eu lieu le 26 juin 2012, soit un an après le lancement des travaux. D'une longueur d'un peu plus d'un kilomètre entre le parc de la Plage-Jacques-Cartier et le domaine des retraités du CN, il comporte 561 marches (en 7 escaliers), deux passerelles et deux belvédères. Il permet l'accès au fleuve et à la plage Gagnon, considérée comme l'une des rares plages de sable naturel de la ville de Québec. Ponctué de panneaux d'interprétation expliquant la transformation du paysage au fil des ans, il offre un point de vue sur la rive sud du fleuve, le pont Pierre-Laporte (au premier-plan, construit dans les années 1970) et le pont de Québec (construit en 1917 - deux effondrements de la partie centrale du pont lors de sa construction coûteront la vie à plus de 80 ouvriers - ce dernier est encore aujourd'hui le plus long pont à structure cantilever - avec poutres en porte-à-faux - au monde). Cette section du sentier comporte aussi des cheminements alternatifs permettant l'utilisation du sentier en tout temps, par exemple là où la grève devient impraticable à marée haute. Une horloge spéciale, installée au pied de l'escalier de la Chênaie, informe d'ailleurs des horaires des marées. Notez que le sentier n'est ouvert que de début mai à fin octobre en raison des difficultés d'entretien des chemins et des escaliers durant l'hiver. Mais si la partie ouest du sentier vers la plage Jacques-Cartier est déjà accessible aux piétons, la portion comportant les escaliers et belvédères ne devrait ouvrir qu'en juillet 2014 en raison de travaux de mise aux normes. Les garde-corps des belvédères et de certains escaliers ont dû être rehaussés (ce qui a déjà empêché l'ouverture du sentier de mai à septembre 2013) et il reste encore à ajouter du grillage pour les sécuriser). Le sentier des Grèves n'en a pas fini avec les travaux, puisqu'il doit encore être rattaché à la première phase de la promenade Samuel-De Champlain. La largeur des voies du boulevard Champlain entre le quai des Cageux et la bretelle d'accès aux ponts devra être réduite pour permettre l'aménagement d'un sentier piétonnier et d'une piste cyclable asphaltée. Ce deuxième tronçon devrait être relié au domaine des retraités du CN d'ici 2016.
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A VOIR EGALEMENT

L'aquarium de Québec
Situé en haut de la falaise à proximité de la bretelle d'accès au Pont de Québec, l'aquarium surplombe le fleuve Saint-Laurent et la promenade Samuel de Champlain. L'aquarium compte 10.000 animaux marins : poissons, crustacés, mollusque, reptiles, amphibiens, invertébrés et mammifères marins, parmi lesquels des ours blancs, morses et phoques. On trouve les mammifères dans les bassins extérieurs, et on peut également les observer sous l'eau grâce à des galeries d'observation. Dans le bâtiment principal, on trouve le "Grand Océan", un bassin s'étendant sur trois étages et dans lequel on peut pénétrer à travers un tunnel permettant d'observer les poissons, mollusques et crustacés. On y a reproduit un habitat typique de la côte de la Colombie-Britannique. De nombreux bassins exposent méduses, pieuvres et poissons de l'Arctique et du Québec. Il est possible de toucher certains spécimens, d'assister au repas des animaux ou à un spectacle d'habileté mettant en scène les phoques. L'accès est bien sûr payant ($17,50 par adulte tarif 2014).
Pour en savoir plus : http://www.sepaq.com/ct/paq/ (en français).
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La chute Montmorency
Avec ses 83 mètres, la chute Montmorency est la plus haute de la province du Québec et dépasse d'une trentaine de mètres les célèbres chutes du Niagara. Elle a été nommée par Samuel Champlain en l'honneur de l’amiral de France et de Bretagne Charles de Montmorency-Damville, duc de Damville, mort en 1612. La chute se situe à l'embouchure de la rivière Montmorency, avant que celle-ci se jette dans le fleuve Saint-Laurent, face à l'extrémité ouest de l'île d'Orléans. L'hiver, les vapeurs d'eau se solidifient en face de la chute, ce qui crée une importante masse de glace photo appréciée des alpinistes. La profondeur du bassin au pied de la chute est de dix-sept mètres. Pour monter au sommet, vous pouvez emprunter le téléphérique (payant). Les plus courageux graviront les 487 marches de l'escalier, ce qui permet d'observer la chute sous différents angles. Au sommet, un pont suspendu surplombe la chute. Trois parcours de via ferrata (accessibles de la mi-juin à la mi-octobre, ont été aménagés dans la faille de Boischatel, tout près de la chute. A mi-chemin entre randonnée pédestre et escalade, cette activité offre une superbe vue sur l'embouchure de la rivière Montmorency et sur l’île d’Orléans. Notez que le parking est payant ($10 par voiture tarif 2014).
Pour en savoir plus : http://www.sepaq.com/chutemontmorency (en français).
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L'île d'Orléans
L'île d'Orléans est située à côté de Québec sur le fleuve Saint-Laurent. Longue de 32 km et large de 8 km, elle compte près de 7000 habitants, répartis dans 6 villages. L'été, avec la venue des vacanciers ainsi que des travailleurs saisonniers, la population double. Elle doit son nom à Jacques Cartier qui, le 6 mai 1536, la rebaptisa ainsi en l'honneur du duc d'Orléans, fils du roi de France, François 1er. C'est l'un des plus anciens lieux de peuplement de la Nouvelle-France : le village de Sainte-Famille a été fondé en 1661. Les premiers colons étaient pour la plupart originaires de la Normandie et du Poitou. Bien qu'envahie par les troupes britanniques en 1759, on trouve encore sur l'île une importante concentration de maisons de pierres datant du Régime français du 18ème siècle. Plus de 600 bâtiments sont reconnus par le gouvernement du Québec comme ayant une grande valeur patrimoniale, à l'image de l'église Saint-Pierre : construite en 1717, la plus ancienne église rurale de la Nouvelle-France est très prisée par le cinéma. L'île d'Orléans reste toutefois un lieu fortement agricole avec de nombreuses cultures (maïs, blé, pommes...) et une partie forestière au milieu. Le pont de l'île d'Orléans, qui la relie à Québec, fut inauguré le 6 juillet 1935.
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RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES 

RENSEIGNEMENTS PRATIQUES 

Dernière révision : juin 2014